1er novembre 1954 : le tract du FLN et les attaques qui ouvrent la guerre d'indépendance algérienne

Story Africa·30 octobre 2026·2 min de lecture
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1er novembre 1954 : le tract du FLN et les attaques qui ouvrent la guerre d'indépendance algérienne
Photo : Tmouchentois · CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, de petits groupes armés frappent gendarmeries, casernes et biens coloniaux à travers l'Algérie française. Au matin, un tract signé d'un sigle encore inconnu, le Front de libération nationale, fixe l'objectif en trois mots : « L'Indépendance nationale ». La guerre d'Algérie commence ce jour-là ; elle durera sept ans, huit mois et quatre jours.

Les décomptes divergent. Wikipédia recense soixante-dix attentats en une trentaine de points du territoire ; le site d'histoire Herodote.net parle d'« une trentaine d'attentats plus ou moins désordonnés », menés par quelques centaines d'hommes « presque totalement dépourvus d'armes ». Dix personnes sont tuées, dont le caïd Ben Hadj Sadok, 87 ans, le policier Haroun Ahmed Ben Amar et l'instituteur Guy Monnerot, 23 ans, dans les gorges de Tighanimine.

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Neuf hommes et un texte écrit chez un tailleur de la Casbah

L'opération est préparée par le Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA), fondé en mars 1954 autour de Mohamed Boudiaf. Six responsables se partagent le pays : Boudiaf, Larbi Ben M'hidi pour l'Oranais, Mostefa Ben Boulaïd pour les Aurès, Rabah Bitat pour l'Algérois, Mourad Didouche pour le Constantinois, Krim Belkacem pour la Kabylie. Avec Mohamed Khider, Hocine Aït Ahmed et Ahmed Ben Bella, depuis Le Caire, ils forment les neuf « chefs historiques » du FLN.

La Proclamation est rédigée par le journaliste Mohamed El Aïchaoui sous la dictée de Boudiaf et de Didouche, dans la boutique du tailleur Aïssa Kechida, en pleine Casbah d'Alger, puis imprimée au village kabyle d'Ighil Imoula. Son programme : « la restauration de l'état algérien souverain, démocratique et social », le respect des libertés fondamentales « sans distinction de races et de confessions », l'« internationalisation du problème algérien » et l'unité nord-africaine.

« L'Algérie, c'est la France »

Paris refuse d'abord le mot « guerre ». Le 7 novembre 1954, le ministre de l'Intérieur François Mitterrand tranche : « L'Algérie, c'est la France. » Le 12 novembre, à l'Assemblée nationale, le président du Conseil Pierre Mendès France conclut : « Ici c'est la France. » Environ 2 000 personnes sont arrêtées avant fin décembre et les effectifs militaires français passent de 56 000 à 83 000 hommes.

Le bilan humain reste un champ de bataille mémoriel : l'Algérie avance 1,5 million de morts algériens, les historiens français retiennent environ 250 000, selon Wikipédia qui cite les deux estimations. S'y ajoutent près de 25 600 militaires français tués et deux à trois millions d'Algériens déplacés. L'indépendance est acquise le 5 juillet 1962.

À retenir

Quelques centaines d'hommes mal armés et un tract imprimé dans un village de Kabylie ont ouvert, le 1er novembre 1954, la guerre qui a mis fin huit ans plus tard à la colonisation française de l'Algérie. La date est aujourd'hui fête nationale algérienne.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.