Agnes Wanjiru : l'audience d'extradition de l'ex-soldat britannique repoussée à mai 2027, quatorze ans après

Story Africa·30 octobre 2026·2 min de lecture
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Agnes Wanjiru : l'audience d'extradition de l'ex-soldat britannique repoussée à mai 2027, quatorze ans après
Photo : Brandonrush · CC0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

L'audience qui devait décider de l'extradition vers le Kenya de Robert James Purkiss, ancien soldat britannique accusé du meurtre de la Kényane Agnes Wanjiru, a été repoussée à mai 2027, rapporte allAfrica le 29 octobre 2026. Les cinq jours de débats étaient prévus à la mi-novembre 2026 devant la Westminster Magistrates' Court, à Londres. La famille de la jeune femme dénonce ce report, dont elle affirme ne pas avoir été correctement informée.

Agnes Wanjiru est morte en 2012. Son corps avait été retrouvé dans une fosse septique, près d'un camp d'entraînement de l'armée britannique au Kenya. Robert James Purkiss a été arrêté au Royaume-Uni en novembre 2025. Il nie les faits et conteste son extradition. La présomption d'innocence lui reste acquise jusqu'à un éventuel procès.

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Quatorze ans d'attente, et une fille qui grandit

Entre les deux dates, il y a quatorze ans. Quatorze ans pendant lesquels la fille d'Agnes Wanjiru a grandi sans sa mère et sans réponse. Selon allAfrica, la famille réunissait des fonds pour pouvoir se rendre au Royaume-Uni et pensait partir dans une trentaine de jours ; elle demande désormais aux autorités d'accélérer la procédure afin que l'affaire soit jugée. Le gouvernement britannique se dit déterminé à aider la famille, mais ne commente pas une procédure en cours, toujours selon allAfrica.

Une affaire qui dit un rapport de force

Le dossier dépasse un homme et une victime. Il interroge la présence d'armées étrangères sur le sol africain et la lenteur avec laquelle une mort kényane est traitée par les institutions de l'ancienne puissance coloniale. Chaque renvoi d'audience ajoute des mois à une attente de quatorze ans, et chaque mois rend les preuves plus fragiles et les témoins plus difficiles à retrouver. C'est la justice elle-même qui s'érode avec le temps.

La famille Wanjiru n'a jamais cessé de demander la même chose : un procès. Que la demande d'extradition soit examinée au fond, et qu'un tribunal dise ce qui s'est passé en 2012. Le nouveau rendez-vous est fixé à mai 2027. D'ici là, le dossier reste ouvert devant la justice britannique, et le nom d'Agnes Wanjiru continue de circuler au Kenya comme un test : celui de savoir si la vie d'une femme kényane pèse autant, devant un tribunal de Londres, que celle de n'importe quel autre être humain.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.