Borno : 78 écoliers et leur enseignant captifs depuis 140 jours, les familles écrivent à Tinubu

Cent quarante jours. C'est le temps que 78 écoliers et un enseignant de l'État de Borno, au nord-est du Nigeria, ont passé entre les mains de leurs ravisseurs, selon le décompte livré par les familles lors d'une conférence de presse tenue le 29 octobre 2026 à Abuja et rapportée par Daily Trust et This Day.
Les enlèvements ont eu lieu en deux temps. Le 16 mai 2026 selon Daily Trust, le 15 mai selon This Day, 42 élèves ont été emmenés de l'école primaire et secondaire de Mussa, dans la zone d'administration locale d'Askira/Uba, par des hommes que Daily Trust décrit comme des « terroristes présumés de Boko Haram ». Le 29 juin, en pleine période des examens du Conseil national des examens (NECO), 36 élèves et un enseignant ont été enlevés au Government Day Secondary School de Lassa, dans la même zone.
Le plus lu du momentCinéma : le festival Alternativa s'installe en Afrique en 2027, avec 40 000 dollars réservés aux cinéastes du continent →« Où sont nos enfants ? »
Porte-parole de la communauté margi, Malla Gadzama a résumé l'attente des familles par trois questions, rapportées par Daily Trust : où sont les enfants, comment survivent-ils, quand rentreront-ils. Les parents demandent au président Bola Ahmed Tinubu de mobiliser les services de sécurité et de renseignement, et au gouverneur de Borno, Babagana Zulum, de faire du sauvetage une priorité.
Le récit que les familles font de leurs démarches dit l'épaisseur du silence administratif. Selon This Day, elles ont reçu du gouvernement de l'État de Borno l'assurance que les enfants seraient rendus, mais attendent toujours. Elles ont écrit au conseiller à la sécurité nationale sans réponse, et leurs tentatives d'être reçues par le président du Sénat et d'autres responsables de l'Assemblée nationale ont échoué. Elles disent ignorer si le chef de l'État a été informé du dossier.
Frank Kudla, membre de la communauté, affirme que les ravisseurs ont communiqué avec le gouvernement, mais jamais directement avec les familles. « Nous avons demandé au gouvernement de régler cela vite pour que nos enfants soient libérés », déclare-t-il à This Day.
Ce que réclament les familles
Au-delà de la libération, la communauté demande une coordination claire entre l'État et le fédéral, un interlocuteur désigné pour les familles, une information régulière, et, au retour des enfants, un accompagnement psychosocial, des soins médicaux et un soutien éducatif. Elle réclame aussi un renforcement de la sécurité autour des écoles vulnérables, et prie les journalistes de ne rien publier qui mettrait les captifs en danger.
Askira/Uba est l'une des zones où l'école est devenue une cible. Dans un pays qui compte parmi les plus jeunes du continent, chaque mois de captivité est un mois d'études perdu pour 78 enfants dont les noms ne figurent dans aucun communiqué officiel. Les familles, elles, continuent de demander une chose simple : que leurs enfants rentrent.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


