Chants islamophobes contre l'Égypte : la FIFA ferme 15 % du stade de l'Espagne, qui saisit le TAS

La commission d'appel de la FIFA a confirmé, le vendredi 16 octobre 2026, la sanction infligée à la Fédération royale espagnole de football (RFEF) pour les chants islamophobes entendus lors du match amical Espagne-Égypte : une amende de 20 000 dollars, selon Al Jazeera, et la fermeture d'au moins 15 % de la capacité du stade lors du prochain match amical de la sélection espagnole, selon le site égyptien KingFut.
La rencontre s'était jouée le 31 mars 2026 au RCDE Stadium, dans l'agglomération de Barcelone, dans le cadre de la préparation espagnole pour la Coupe du monde. Elle s'était terminée sur un score nul et vierge. À la 10e puis à la 47e minute, une partie du public avait entonné un chant assimilant à des musulmans ceux qui ne sautaient pas. Le stade avait diffusé des avertissements au micro et des messages contre les discriminations sur les écrans, rapportent les deux sources.
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Devant les instances, la RFEF a soutenu que le mot « musulman » n'était « ni insultant ni péjoratif » et a demandé que l'affaire relève de l'article 17 du code disciplinaire, qui vise les messages offensants, et non de l'article 15, consacré aux discriminations. La FIFA a rejeté cet argument : selon elle, l'article 15 n'exige pas d'injure explicite, et invoquer l'appartenance religieuse d'un adversaire pour le railler constitue un marqueur d'exclusion. La fédération espagnole a annoncé qu'elle porterait l'affaire devant le Tribunal arbitral du sport.
La Fédération égyptienne a condamné, la police espagnole a enquêté
La Fédération égyptienne de football avait dénoncé une discrimination inacceptable, tout en estimant que le comportement d'un petit groupe de supporters n'abîmerait pas les relations entre les deux fédérations, selon KingFut. La police espagnole avait ouvert une enquête dès le lendemain du match, rapporte Al Jazeera. L'ailier espagnol Lamine Yamal, lui-même musulman, avait qualifié ces chants d'intolérables et d'irrespectueux, et visé des auteurs « ignorants et racistes ».
La sanction prévoit une alternative à la fermeture sèche : la fédération espagnole peut réattribuer les places concernées à des familles, des étudiants ou des associations de lutte contre les discriminations, sous réserve d'autorisation préalable.
Pour les joueurs africains et d'origine africaine qui font les beaux jours des championnats européens, la question n'est pas théorique : les incidents racistes et religieux dans les stades européens se soldent le plus souvent par des amendes modestes au regard des budgets du football professionnel. En retenant la qualification de discrimination plutôt que celle de simple message offensant, et en ordonnant la fermeture d'une partie des tribunes, la FIFA crée ici un précédent. C'est exactement ce que contestait la RFEF, et ce que le Tribunal arbitral du sport devra trancher.
La prochaine échéance connue est juridique : si le Tribunal arbitral du sport confirme la décision, la mesure s'appliquera au prochain match amical de la Roja.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


