Durban : les marches anti-migrants autorisées de 9 h à 15 h, sans armes ni visages masqués

La justice sud-africaine a autorisé le 31 octobre 2026 les manifestations du mouvement anti-immigrés March and March à Durban, tout en les enfermant dans des conditions strictes. Selon Africanews, qui cite l'AFP, le juge Peter Olsen a limité les rassemblements à la plage horaire de 9 heures à 15 heures et interdit aux participants de porter des armes ou de se dissimuler le visage, comme de détruire des biens ou d'incendier des bâtiments.
La requête venait du gouvernement : le ministre de la Police par intérim, Firoz Cachalia, demandait l'arrêt pur et simple des marches, au motif qu'elles menacent « l'ordre public et la sécurité des ressortissants étrangers », rapporte Africanews. À l'appui, il a cité des renseignements policiers sur un projet présumé d'incendier le centre de réception des demandeurs d'asile du ministère de l'Intérieur, situé à Berea, en plein centre de Durban, là où les demandeurs d'asile viennent chercher leurs documents.
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La décision intervient après plusieurs épisodes violents, dont la mort d'un ressortissant étranger battu par une foule à Durban dans les jours précédant l'audience, précise Africanews. Sa nationalité était encore en cours de vérification. Selon la police, au moins cinq ressortissants étrangers ont été tués cette année dans le pays lors de violences anti-migrants ; certains gouvernements africains avancent un bilan plus élevé, indique le média.
Plus de 400 policiers avaient déjà été déployés à Durban, un dispositif qui s'est révélé incapable d'endiguer les violences, a plaidé l'avocat de la police, pour qui la situation a « dégénéré » dans l'illégalité. La version française d'Africanews ajoute que le président Cyril Ramaphosa a envoyé plus de 500 soldats en renfort.
« Faire taire le peuple », selon le mouvement
March and March rejette toute responsabilité dans les violences. Sa fondatrice, Jacinta Ngobese-Zuma, estime que des actes commis par d'autres groupes ne peuvent lui être imputés sans preuve. Son représentant juridique, Xolani Zuma, a dénoncé une tentative de « faire taire le peuple » et désigné comme « vrai problème » les immigrés en situation irrégulière, selon Africanews.
La police, elle, lie une partie de l'agitation à la désinformation entourant un arrêt rendu en juillet par la Cour constitutionnelle, qui interdit de priver un demandeur d'asile de l'accès au système d'asile pour de seuls motifs de procédure.
Ce bras de fer judiciaire se joue à quatre jours des élections locales du 4 novembre 2026, scrutin où la question migratoire s'est installée dans la campagne. L'affaire doit revenir devant la justice l'année prochaine : l'encadrement décidé par le juge Olsen n'est donc qu'une étape, et la sécurité des Africains vivant en Afrique du Sud reste suspendue à la suite.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


