Génocide des Tutsi : Eric Nshimiye reconnu coupable de cinq chefs par un jury fédéral de Boston

Story Africa·1 novembre 2026·2 min de lecture
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Génocide des Tutsi : Eric Nshimiye reconnu coupable de cinq chefs par un jury fédéral de Boston
Photo : Joachim Huber from Switzerland · CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Un jury fédéral de Boston, aux États-Unis, a reconnu Eric Tabaro Nshimiye, 54 ans, coupable le 27 octobre 2026 de quatre chefs de faux témoignage et d'un chef d'entrave à la justice, pour avoir dissimulé son rôle présumé dans le génocide des Tutsi de 1994. L'information est rapportée par le quotidien rwandais The New Times.

La peine n'a pas encore été prononcée : l'audience est fixée au 26 janvier 2027. Chacun des quatre chefs de faux témoignage est passible de cinq ans de prison, l'entrave à la justice de dix ans.

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Un parcours commencé à Butare

En 1994, Nshimiye était étudiant en médecine à l'Université nationale du Rwanda, à Butare, dans l'actuel district de Huye. Il a fui le pays la même année vers le Kenya, puis est entré aux États-Unis comme réfugié en 1995, en dissimulant sa participation présumée au génocide aux services d'immigration, selon The New Times. Il a obtenu la résidence permanente, puis la nationalité américaine en 2009, et vit dans l'Ohio depuis 1995.

Selon des témoins et le ministère américain de la Justice cités par le journal, il aurait pris part à des attaques contre des Tutsi à Butare et aurait tenu des barrages où les personnes étaient triées avant d'être tuées. Un témoin, âgé de 17 ans à l'époque, a déclaré l'avoir vu battre à mort un tailleur employé à l'hôpital universitaire. L'accusation le présente comme un membre connu du MRND, le parti alors au pouvoir, ce qu'il a nié sous serment.

Le procès où tout s'est joué

Ce ne sont pas ces faits que le jury avait à juger, mais un témoignage de 2019. Cette année-là, Nshimiye avait témoigné pour la défense de son ancien camarade de promotion Jean-Léonard Teganya, accusé depuis 2017 d'avoir obtenu l'asile américain en cachant son appartenance au MRND et son implication présumée dans le génocide. À la barre, Nshimiye avait affirmé que ni lui ni Teganya n'avaient participé au génocide ni appartenu au MRND ou aux Interahamwe. Teganya a été condamné en avril 2019 pour fraude à l'immigration et faux témoignage.

« Il a menti aux services d'immigration pour devenir citoyen américain, et il a menti à un jury fédéral », a déclaré Tysen Duva, de la division criminelle du ministère américain de la Justice. Pour Jeffrey Grimming, de Homeland Security Investigations à Boston, le dossier « appartient aux victimes », qui ont traversé le monde pour venir témoigner.

C'est là l'essentiel de cette décision. Trente-deux ans après, ce sont des rescapés venus du Rwanda qui ont permis à une juridiction étrangère de trancher. Un procès de ce type dépend encore de leur mémoire et de leur courage.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.