Ghana : 100 millions de tonnes de bauxite confiées à Rusal, qui gardera la majorité des coentreprises

Story Africa·1 novembre 2026·2 min de lecture
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Ghana : 100 millions de tonnes de bauxite confiées à Rusal, qui gardera la majorité des coentreprises
Photo : FLLL · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le groupe russe Rusal, l'un des premiers producteurs mondiaux d'aluminium, a signé le 29 octobre 2026 un accord avec le Ghana pour exploiter un gisement de bauxite de plus de 100 millions de tonnes, rapporte Africanews, qui cite le communiqué de l'entreprise.

Le projet porte sur le gisement de Nyinahin, dans la région Ashanti, au sud-ouest du pays. Il prévoit une mine d'une capacité pouvant atteindre cinq millions de tonnes par an, puis, dans une seconde phase, une raffinerie d'alumine d'une capacité annuelle de 1,2 million de tonnes. Deux coentreprises ont été créées avec la Ghana Integrated Aluminium Development Corporation (GIADEC) : Nyinahin Bauxite et Ghana Alumina Company.

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Transformer sur place, mais pour qui ?

La bauxite est le minerai de base de l'aluminium. Depuis des décennies, l'Afrique l'exporte brute et rachète le métal transformé ailleurs : une raffinerie d'alumine construite sur le sol ghanéen est donc, en soi, une avancée réelle pour la valeur ajoutée locale et pour l'emploi industriel.

Mais le communiqué de Rusal précise un point qui mérite d'être lu attentivement : le groupe russe recevra une participation majoritaire dans chacune des deux coentreprises. L'usine serait au Ghana ; la décision et l'essentiel du profit, à Moscou. C'est la question que posent, depuis l'indépendance, tous les grands contrats miniers du continent : qui transforme, et qui encaisse ?

Un rapprochement qui dépasse la bauxite

L'accord a été signé dans le sillage du sommet Russie-Afrique de Moscou. Le président ghanéen John Dramani Mahama a été reçu en entretien bilatéral par Vladimir Poutine le lendemain de ce sommet. Devant les délégations, Mahama a défendu un bouquet énergétique diversifié pour sécuriser le réseau électrique ghanéen.

Selon des médias ghanéens cités par Africanews, Accra a par ailleurs engagé des discussions avec Rosatom, la société d'État russe du nucléaire, en vue de la première centrale nucléaire du pays. Aucun site, aucune capacité, aucun calendrier ni aucun montant n'ont été rendus publics : à ce stade, il s'agit de discussions, pas d'un contrat.

Le Ghana, déjà grand exportateur d'or, de cacao et de pétrole, a annoncé en octobre 2026 qu'il déposerait formellement une candidature aux BRICS. Le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a déclaré le 28 octobre 2026 que la Russie soutenait fortement cette demande.

Accra diversifie donc ses partenaires, ce qui est une liberté souveraine. Reste à savoir si cette diversification se traduira par de meilleurs termes pour les Ghanéens que les accords passés avec les partenaires occidentaux. La réponse se lira dans les parts détenues, les emplois créés et les recettes fiscales, pas dans les communiqués.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.