Gule Wamkulu : la danse masquée des Chewa, qui fait parler les esprits

Story Africa·24 octobre 2026·2 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram
Gule Wamkulu : la danse masquée des Chewa, qui fait parler les esprits
Photo : Twiggalite · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Au Malawi, une danse de masques conclut l'initiation des garçons chez les Chewa. Les danseurs, le visage caché derrière des masques colorés, avancent en groupe au son des tambours. Elle s'appelle le gule wamkulu, « la grande danse ».

Une société semi-secrète

Le plus lu du momentGabon : les réseaux sociaux rouvrent après huit mois de blocage, mais il faudra montrer sa pièce d'identité →

La danse est organisée par la société nyau, une confrérie semi-secrète. Elle conclut le rite d'initiation des garçons, qui a lieu après la récolte. Elle accompagne aussi les funérailles et l'installation des chefs, des moments où toute la communauté se retrouve.

Des masques pour parler aux morts

Chaque masque a un sens. Certains représentent des esprits de défunts, d'autres des animaux, des esprits sauvages, ou même des caricatures de personnages du village. Pour les Chewa, la danse sert à communiquer avec le monde des ancêtres.

Un patrimoine reconnu en 2005

Le 25 novembre 2005, l'Unesco inscrit la danse sur sa liste des chefs-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité. Ses origines sont anciennes : certaines sources les font remonter au XVIIe siècle, sans que la date soit établie avec certitude.

Des masques de plus en plus rares

Les masques étaient traditionnellement faits de bois, de peaux, de plumes et de paille. Ils sont peu à peu remplacés par des copies en caoutchouc et en plastique. La fabrication repose sur quelques anciens maîtres, et les documents sur ce savoir-faire restent rares.

Où voir les masques

Le centre Kungoni et le musée de Chamare, à Dedza, conservent des collections de ces masques. Le musée Carlos d'Emory University, aux États-Unis, en possède aussi un exemplaire.

Notre regard

Le gule wamkulu montre une Afrique où le masque n'est pas un objet de décor, mais un lien entre les vivants et les morts. Le voir sur une photo ne suffit pas : il faut savoir ce qu'il raconte, et qui le porte.

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.