Pourquoi le Sahara était-il vert ?

Story Africa·21 octobre 2026·3 min de lecture
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Pourquoi le Sahara était-il vert ?
Photo : Luca Galuzzi · CC BY-SA 2.5, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Aujourd'hui, le Sahara est l'un des plus grands déserts du monde. Pourtant, il n'a pas toujours été désertique. Entre environ 14 500 et 5 500 ans avant aujourd'hui, une grande partie de l'Afrique du Nord était couverte de végétation, de lacs et d'animaux. Les archéologues appellent cette période la « période humide africaine ».

Le point de départ n'est pas sur Terre, mais dans le ciel. La Terre tourne autour du Soleil selon une trajectoire qui varie légèrement, et son axe décrit un lent mouvement appelé la précession. Vers 15 000 ans, ce mouvement a fait coïncider l'été de l'hémisphère nord avec le moment où la Terre est la plus proche du Soleil.

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Résultat : pendant cette période, l'été de l'hémisphère nord a reçu au moins 4 % d'énergie solaire en plus qu'aujourd'hui. Cette chaleur supplémentaire a renforcé la mousson d'Afrique de l'Ouest, le système de vents qui apporte les pluies d'été.

Entre environ 11 000 et 10 000 ans, l'alignement était à son maximum : l'énergie reçue en été a augmenté d'environ 8 %. La mousson a alors poussé ses pluies beaucoup plus au nord, jusqu'à environ 23° de latitude nord, bien au-delà du Sahel actuel.

Mais la mousson seule ne suffit pas à expliquer le phénomène. Les modèles climatiques montrent que la végétation a joué un rôle d'amplificateur. Une terre couverte d'herbe absorbe davantage la chaleur du soleil que le sable clair. Elle libère aussi davantage d'humidité dans l'air. En plus, un Sahara plus humide produit moins de poussière, qui limite à son tour la lumière bloquée et favorise les nuages et la pluie.

Les traces de cette époque sont nombreuses. Le lac Tchad, aujourd'hui réduit à une fraction de son étendue, était alors au moins dix fois plus grand que sa taille actuelle. Des fossiles retrouvés dans le désert témoignent d'une faune variée : antilopes, girafes, éléphants, crocodiles, hippopotames. Des chasseurs-cueilleurs vivaient sur place, et des peintures rupestres, dans le Tadrart Acacus en Libye notamment, montrent des hommes et des animaux.

La fin de cette période n'a pas été brutale. Elle s'est faite par étapes, entre environ 6 000 et 5 000 ans avant aujourd'hui selon les régions, avec un moment charnière autour de 5 500 ans dans le Sahel. La végétation recule, la pluie diminue, et le recul de la végétation renforce à son tour la sécheresse. Le désert gagne alors les terres qu'il a laissées.

Pourquoi ce passé compte-t-il aujourd'hui ? Parce qu'il montre que le désert n'est pas un état naturel et immuable. Un changement lent de l'orbite terrestre a suffi à transformer un paysage entier, et la végétation a accéléré le mouvement. Les mêmes mécanismes de rétroaction sont étudiés aujourd'hui pour comprendre les climats futurs.

Les chercheurs ne sont pas tous d'accord sur l'importance relative de chaque facteur. Une étude publiée en 2022 dans la revue Climate of the Past montre que l'orbite terrestre est le facteur dominant du verdissement du Sahara, mais que les concentrations de gaz à effet de serre et les calottes glaciaires jouent aussi un rôle, en particulier pour la température.

Alors, qu'est-ce qui a le plus fait basculer le Sahara ? L'orbite de la Terre, la disparition de la végétation, ou l'activité humaine ? Donnez votre avis en commentaire. La réponse n'est pas évidente, et c'est justement ce qui rend la question intéressante.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.