20 octobre 2011 : Kadhafi tué à Syrte, quinze ans après la Libye est toujours coupée en deux

Story Africa·19 octobre 2026·2 min de lecture
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20 octobre 2011 : Kadhafi tué à Syrte, quinze ans après la Libye est toujours coupée en deux
Photo : Niegodzisie · CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le 20 octobre 2011, Mouammar Kadhafi, 69 ans, est capturé puis tué à Syrte par des combattants de Misrata, après qu'une frappe de drone de l'OTAN eut pulvérisé son convoi. Quarante-deux ans de pouvoir personnel s'achèvent dans un fossé.

Les circonstances de sa mort n'ont jamais été établies. Selon Human Rights Watch, un éclat de grenade lancée par ses propres gardes l'avait déjà blessé à la tempe ; frappé et poignardé par ses ravisseurs, il est mort sans qu'on puisse établir de quoi, juge l'ONG. Plus de 105 corps gisaient près du convoi ; au moins 53 prisonniers, peut-être 66, ont été retrouvés morts le lendemain à l'hôtel Mahari. Un crime de guerre, jamais jugé.

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Quarante-deux ans de pouvoir, un panafricanisme à double fond

Arrivé au sommet le 1er septembre 1969 en renversant le roi Idriss, Kadhafi a tenu la Libye d'une main de fer, rappelle Dakaractu. Élu à la tête de l'Union africaine début 2009, il demanda à ses pairs de l'appeler « roi des rois traditionnels d'Afrique », avant de céder la présidence un an plus tard. L'autre bilan demeure : avant sa mort, la Cour pénale internationale avait émis contre lui un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité.

L'Union africaine écartée d'un dossier africain

Dès le 10 mars 2011, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA avait adopté sa feuille de route : arrêt des hostilités, accès humanitaire, protection des travailleurs migrants africains, transition par un dialogue inclusif, sans intervention militaire étrangère. Son comité de cinq chefs d'État — Mauritanie, Congo, Mali, Afrique du Sud, Ouganda — n'obtint pas l'autorisation de survoler la Libye le 20 mars et ne gagna Tripoli et Benghazi que les 10 et 11 avril.

Le 26 avril 2011, l'UA avertissait que « toute action allant au-delà des limites de cette résolution » — la 1973, adoptée le 17 mars — affaiblirait la légalité internationale. Elle ne fut pas écoutée.

Quinze ans plus tard, la Libye reste coupée en deux. Selon Sidwaya, repris par AllAfrica en janvier 2026, Tripoli relève du Gouvernement d'unité nationale d'Abdel Hamid Dbeibah, reconnu par l'ONU, et Benghazi du Gouvernement de stabilité nationale d'Oussama Hammad, adossé à l'armée de Khalifa Haftar. Les élections prévues le 24 décembre 2021 n'ont jamais eu lieu.

Le récit d'un Sahel submergé par les arsenaux libyens mérite d'être nuancé : Conflict Armament Research concluait en 2016 que ces flux « ne sont exclusivement, ni même principalement » détournés de sources libyennes, tout en documentant des missiles SA-7b d'un même lot retrouvés en Libye et au nord du Mali.

À retenir

La mort de Kadhafi, le 20 octobre 2011, a clos quarante-deux ans de pouvoir sans partage, mais ni la justice ni la souveraineté n'ont suivi : les exécutions de Syrte restent impunies et la Libye compte toujours deux gouvernements.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.