Canaries : deux morts et plus de 300 rescapés en un week-end au large d'El Hierro

Story Africa·19 octobre 2026·2 min de lecture
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Une pirogue transportant 177 personnes parties du Sénégal a été secourue le dimanche 18 octobre 2026 dans les eaux d'El Hierro, aux îles Canaries, par le Salvamento Marítimo espagnol, rapporte Seneweb. C'était la deuxième embarcation de la journée : la précédente, partie de Gambie avec 132 personnes à bord, dont 25 femmes et six mineurs, est arrivée avec deux morts et plusieurs blessés, dont un évacué par hélicoptère dans un état critique.

Le portail spécialisé les-canaries.fr compte, lui, quatre embarcations et 358 personnes arrivées entre vendredi et dimanche — 317 à El Hierro, 41 à Lanzarote — pour un bilan de deux morts et sept blessés graves. Vendredi, une pirogue de 77 personnes, dont sept mineurs et cinq femmes, avait quitté Gunjur, en Gambie, et passé huit jours en mer ; une autre, avec 109 personnes dont 32 femmes et 16 mineurs, en avait passé onze. Les décomptes des deux sources ne se recoupent pas exactement.

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Moins d'arrivées, autant de morts

C'est le paradoxe de cette route. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), citée par les-canaries.fr, les arrivées aux Canaries ont chuté de 62 % entre 2024 et 2025, mais les morts et disparus n'ont reculé que de 4 %, passant de 1 215 à 1 172. Sur le premier semestre 2026, les départs des quatre principaux pays d'Afrique de l'Ouest concernés ont diminué de 59 %.

La directrice générale de l'OIM, Amy Pope, résume l'illusion : moins d'arrivées à un endroit ne signifie pas que « les pressions aient disparu ». Le renforcement des contrôles en Mauritanie et au Sénégal, a déplacé les départs vers des pays situés plus au sud, la Gambie en particulier. Les conflits du Sahel alimentent aussi ce glissement.

Ce que coûte la dissuasion

Le président des Canaries, Fernando Clavijo, réclame de nouvelles mesures à Madrid et à Bruxelles, qu'il juge capables d'« éviter cette catastrophe humanitaire ». Mais la mécanique est connue : chaque verrou posé sur un point de départ allonge la traversée et augmente le risque. Huit à onze jours en mer sur une pirogue ouverte, pour des femmes et des mineurs, c'est le prix réel de la politique d'externalisation des frontières.

Derrière les chiffres, il y a des familles sénégalaises et gambiennes qui attendent un appel, et des jeunes qui estiment avoir plus à perdre en restant qu'en partant. Tant que les économies de départ n'offriront pas de perspective à leur jeunesse, aucun patrouilleur ne fermera l'Atlantique.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.