CEDEAO-AES : premier face-à-face ministériel à Dakar, des groupes de travail pour un accord-cadre

Story Africa·18 octobre 2026·2 min de lecture
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La CEDEAO et l'Alliance des États du Sahel (AES) ont décidé, le 17 octobre 2026 à Dakar, de créer des groupes de travail thématiques conjoints chargés de préparer un accord-cadre de coopération, à l'issue de leur premier face-à-face ministériel formel. Les résultats de ces travaux techniques seront soumis aux ministres avant leur prochaine session, dont la date et le lieu seront fixés par voie diplomatique, rapporte l'Agence de presse sénégalaise (APS).

La délégation de la CEDEAO était conduite par Cheikh Niang, ministre sénégalais de l'Intégration africaine et des Affaires étrangères et président du Conseil des ministres de l'organisation. Celle de l'AES était menée par Karamoko Jean-Marie Traoré, ministre burkinabè des Affaires étrangères et président du comité ministériel de pilotage de la Confédération, qui a lu le communiqué conjoint.

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Deux projets posés sur la table

Selon l'agence APA, la CEDEAO est arrivée avec un projet de dix-huit domaines prioritaires répartis en cinq pôles, dont la libre circulation des personnes et des biens, le commerce, la sécurité et la coopération transfrontalière. L'AES, de son côté, a défini à Ouagadougou une position commune fondée sur le respect de la souveraineté de ses États membres, la reconnaissance de son cadre confédéral et la préservation des acquis de l'intégration régionale.

Les deux parties disent vouloir un cadre « équilibré, réaliste », et des relations fondées sur le bon voisinage, le respect de la souveraineté et la dignité des populations, selon le communiqué conjoint cité par l'APS. Les échanges se sont déroulés dans « l'esprit de fraternité, de respect mutuel et d'ouverture ». Mais APA souligne que le communiqué final « ne fait état d'aucun accord définitif ».

Ce qui se joue pour les populations

Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO est effectif depuis le 29 janvier 2025, et l'AES s'est constituée en Confédération en juillet 2024. Depuis, la définition juridique et institutionnelle des relations entre les trois pays sahéliens et leurs voisins reste ouverte. Derrière le vocabulaire diplomatique, l'enjeu est concret : la liberté d'aller et venir, de commercer, de travailler et de faire soigner un parent de l'autre côté d'une frontière que les familles ouest-africaines n'ont jamais traitée comme une barrière.

La rencontre de Dakar fait suite aux consultations du 22 mai 2025 à Bamako. Elle ne règle rien, mais elle rouvre un canal technique entre deux ensembles qui, pendant des mois, se sont surtout parlé par communiqués. La suite dépendra de ce que les groupes de travail rapporteront aux ministres.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.