Ebola en RDC : 4 381 morts, et les soignants de Beni vaccinés avec un produit non homologué

Des soignants et des agents de première ligne de Beni, dans le Nord-Kivu, ont reçu le vendredi 16 octobre 2026 le vaccin Ervebo, alors que l'épidémie d'Ebola qui frappe l'est de la République démocratique du Congo a franchi les 9 000 cas confirmés, rapporte Africanews. Une infirmière vaccinée, Stella Nyota, a dit à l'agence se sentir plus en sécurité auprès de ses patients.
La campagne porte un paradoxe que les autorités sanitaires ne cachent pas : Ervebo est homologué contre la souche Zaïre du virus, alors que l'épidémie en cours est due à la souche Bundibugyo, pour laquelle il n'existe ni vaccin ni traitement homologué. Il est donc administré au titre de l'usage compassionnel, faute de mieux. Les deux virus étant apparentés, une protection partielle est jugée possible, mais non démontrée.
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Selon le dernier rapport de situation arrêté au 11 octobre 2026, cité par People's Daily, la RDC comptait 9 066 cas confirmés et 4 381 décès, soit une létalité de 48,3 %, et 2 389 guéris. Soixante-cinq zones de santé sont touchées dans sept provinces. L'Ituri concentre 73,8 % des cas confirmés ; le Nord-Kivu affiche la létalité la plus élevée, 57,1 %.
Déclarée le 15 mai 2026, cette épidémie est la plus meurtrière des dix-sept qu'a connues le pays, et la deuxième jamais enregistrée dans le monde après celle d'Afrique de l'Ouest de 2014-2016. Selon Africanews, l'OMS juge la transmission toujours hors de contrôle.
« Les chances de survie ne sont pas des théories »
Le directeur régional de l'OMS pour l'Afrique, le docteur Mohamed Janabi, insiste sur ce que permettent déjà les soins de soutien : transfusions sanguines, oxygène, antibiotiques. « Les chances de survie ne sont pas des théories », a-t-il déclaré à Africanews, affirmant que 2 400 personnes ont survécu depuis le début de l'épidémie.
En août 2026, 70 000 doses d'Ervebo avaient été validées pour la RDC : environ 50 000 pour les soignants, 20 000 réservées à la recherche sur Bundibugyo. Au 11 octobre, 399 agents avaient été vaccinés dans le Haut-Uele. La CEPI annonce le lancement imminent de Tumaini, un essai de phase 2/3 contre cette souche, sous réserve des autorisations éthiques et réglementaires.
La riposte se heurte aussi à l'insécurité, aux déplacements de population et à une grève des personnels de santé, détaille Africanews. Le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, soutient que l'épidémie devient plus localisée. Le 7 octobre, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avertissait qu'elle ralentit par endroits mais progresse ailleurs, beaucoup de décès survenant dans les communautés.
Reste la question que ce vendredi de vaccination pose crûment : ce sont des soignants africains, exposés chaque jour, qui tendent le bras pour un produit dont nul ne sait encore s'il les protège de la souche qui les tue.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


