Égypte : 33,9 milliards de dollars envoyés par la diaspora en huit mois, un record

Story Africa·31 octobre 2026·2 min de lecture
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Les Égyptiens travaillant à l'étranger ont transféré 33,9 milliards de dollars vers leur pays entre janvier et août 2026, un record, a annoncé la Banque centrale d'Égypte le 13 octobre 2026. Sur la même période de 2025, le total s'élevait à 26,6 milliards de dollars : la hausse atteint 27,2 %, soit environ 7,3 milliards de dollars de plus en huit mois.

Pour le seul mois d'août 2026, les envois ont atteint environ 4,2 milliards de dollars, en progression de 21,7 % sur août 2025, où ils étaient de 3,5 milliards. Le mois reste toutefois inférieur d'environ 300 millions de dollars à juillet 2026, qui avait culminé autour de 4,5 milliards, relève le média The New Arab.

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Deux années de progression continue

La dynamique n'est pas nouvelle. Le cumul de janvier à août 2025 avait déjà bondi de 47,2 % par rapport à la même période de 2024, passant de 18,1 à 26,6 milliards de dollars. Sur l'ensemble de l'année 2025, les transferts ont atteint 41,5 milliards de dollars, en hausse de 40,5 % sur l'année précédente. En 2024, ils s'élevaient à 29,6 milliards : les huit premiers mois de 2026 ont donc déjà dépassé le total d'une année entière.

Fait notable, ce record a été enregistré malgré la guerre au Moyen-Orient, région où travaille une large partie de la main-d'œuvre égyptienne expatriée, souligne The New Arab.

Plus que le déficit courant du pays

Le poids de ces transferts dans l'économie égyptienne se mesure à un chiffre : sur l'exercice 2024-2025, ils ont représenté 36,5 milliards de dollars selon les données de balance des paiements de la Banque centrale, alors que le déficit du compte courant du pays s'établissait à 15,4 milliards sur le même exercice. Autrement dit, l'argent envoyé par les Égyptiens de l'étranger couvre plus de deux fois le trou de la balance courante.

Ce que pèse vraiment une diaspora africaine

Le cas égyptien éclaire une réalité que l'on mesure encore mal à l'échelle du continent : l'argent de la diaspora n'est pas une aide, c'est un salaire gagné ailleurs et renvoyé à la maison. Il arrive sans conditionnalité et sans programme d'ajustement, directement dans les foyers, où il paie l'école, les soins et le loyer. Ce ne sont ni les bailleurs ni les investisseurs étrangers qui tiennent aujourd'hui la balance des paiements égyptienne, mais des ouvriers, des techniciens et des enseignants.

Cette force a sa contrepartie : elle repose sur des personnes, donc sur leurs conditions de travail et les frais prélevés à chaque transfert. Une économie qui s'appuie sur les revenus de ses expatriés reste exposée aux décisions prises dans les pays qui les emploient. Pour l'Afrique, l'enjeu n'est pas seulement de recevoir cet argent : c'est de créer sur le continent les emplois qui rendraient le départ moins nécessaire.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.