Égypte : Sissi annonce la fin de sa présidence en 2030 et écarte toute révision de la Constitution

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a affirmé le samedi 17 octobre 2026 que son mandat prendrait fin en 2030 et qu'il ne chercherait pas à se maintenir au-delà. Il s'exprimait dans la Nouvelle Capitale administrative, à l'est du Caire, lors de la cérémonie de sortie de la première promotion de l'Académie militaire égyptienne, selon Egyptian Streets et Africanews.
« Cette question est totalement réglée », a-t-il déclaré, en précisant que son mandat s'achèverait en 2030 s'il était « encore en vie ». Il a aussi écarté toute retouche du texte fondamental : laisser la Constitution intacte est, selon lui, la bonne voie.
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Âgé de 71 ans, ancien chef de l'armée, Abdel Fattah al-Sissi dirige l'Égypte depuis juin 2014, après avoir conduit la destitution de Mohamed Morsi en 2013. Réélu en 2018, il a obtenu un troisième mandat en décembre 2023 avec 89,6 % des voix et prêté serment le 2 avril 2024. La durée du mandat présidentiel, initialement de quatre ans et limitée à deux, a été portée à six ans par les amendements de 2019, qui lui ont aussi permis de se représenter : ils avaient été approuvés par 88,83 % des votants, pour une participation de 44,3 %, selon des chiffres de Reuters cités par Egyptian Streets.
Un programme pour préparer la relève
Le chef de l'État a présenté son départ comme l'aboutissement d'une préparation organisée de la succession. Il a détaillé un programme de formation de dirigeants pouvant durer jusqu'à 30 mois et comprenant plus de 7 500 heures d'enseignement, ouvert à des candidats de 40 à 50 ans titulaires d'un doctorat et retenus sur concours. Entre 200 et 1 000 participants pourraient y être admis, les frais étant pris en charge par les forces armées.
Abdel Fattah al-Sissi a assuré qu'il ne s'agissait pas de préparer un membre de sa famille à lui succéder, et a justifié une annonce faite plus de 40 mois avant la fin de son mandat par la volonté de couper court aux spéculations.
Le scepticisme des opposants
L'annonce ne lève pas tous les doutes. Des opposants évoquent la possibilité de nouveaux amendements constitutionnels qui permettraient au président de rester au pouvoir après 2030, rapporte Africanews. Le précédent de 2019 nourrit cette méfiance.
Le bilan de ces douze années reste disputé : un développement piloté par l'État et adossé à de grands chantiers, mais financé, selon ses détracteurs, par un endettement croissant. Des organisations de défense des droits humains accusent le pouvoir de réprimer l'opposition, la société civile et la liberté d'expression, quand le gouvernement répond que ses choix sont nécessaires à la stabilité du pays. Pour le continent, une succession annoncée dans l'un de ses États les plus influents est un rendez-vous à suivre de près.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.





