Esclavage : Londres ouvre la porte à des excuses officielles, mais refuse toujours de payer

Le premier ministre britannique Andy Burnham s'est déclaré ouvert à des excuses officielles de l'État britannique pour son rôle dans la traite transatlantique, tout en écartant toute réparation financière. Il a exposé cette position dans une tribune publiée par le quotidien The Guardian le vendredi 30 octobre 2026, à la veille du sommet des chefs d'État et de gouvernement du Commonwealth à Antigua-et-Barbuda, rapporte Al Jazeera.
Burnham propose des discussions structurées avec les pays et les organisations concernés par l'esclavage, y compris sur la question de savoir si le Royaume-Uni doit présenter des excuses officielles. Écouter ces demandes constituera « une part importante » du processus, écrit-il.
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Le chef du gouvernement a exprimé sa tristesse et ses regrets pour les souffrances de millions de personnes réduites en esclavage, mais il a rejeté les demandes d'indemnisation : les Britanniques d'aujourd'hui ne peuvent, selon lui, être tenus pour responsables de torts commis à une autre époque, sous d'autres lois, et auxquels ils n'ont pris aucune part. Sur ce point, il reprend la ligne de ses prédécesseurs.
À la place, il avance une initiative internationale destinée à alléger la dette des pays pauvres, par l'allongement des durées de remboursement et la baisse des taux d'intérêt. L'ancien premier ministre Gordon Brown y sera associé. Burnham rappelle que plus de 40 % des pays les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète consacrent davantage d'argent aux intérêts de leur dette qu'à la santé de leurs populations.
Les Caraïbes maintiennent la revendication
La première ministre de la Barbade, Mia Mottley, a salué l'ouverture de discussions tout en réaffirmant la position de son gouvernement sur les réparations ; selon The Guardian cité par Al Jazeera, elle a estimé le 31 octobre 2026 que la coopération pouvait aussi porter sur la santé, l'éducation, le développement et des conditions d'emprunt plus justes. Le premier ministre d'Antigua, Gaston Browne, hôte du sommet, a accueilli favorablement l'initiative sur la dette.
La Caricom, le bloc régional caribéen, défend un plan de réparations en dix points qui va au-delà des versements financiers : des excuses, un soutien à la santé et à l'éducation, des mesures contre les dommages économiques et sociaux hérités de l'esclavage. Le sujet s'était déjà imposé au sommet du Commonwealth de 2024, aux Samoa, malgré l'opposition du premier ministre de l'époque, Keir Starmer. L'organisation réunit 56 pays, pour la plupart d'anciennes colonies britanniques.
Le roi attendu, sans excuses
Charles III assistera au sommet, mais Buckingham Palace a fait savoir qu'il ne présenterait pas d'excuses officielles pour l'esclavage durant son déplacement. Lors de sa tournée caribéenne de neuf jours, le souverain a déclaré aux Bahamas, le 28 octobre 2026, que la culture du pays était née « out of darkness » et qu'il était juste de reconnaître les injustices historiques, rapporte Africanews. Pour l'historienne Diana Paton, de l'université d'Édimbourg, ce que réclament d'abord les populations caribéennes est la reconnaissance du préjudice subi par leurs ancêtres, mais aussi des investissements dans l'éducation et la santé. Craig Prescott, spécialiste de droit constitutionnel à Royal Holloway, rappelle que la décision n'appartient pas au roi mais au gouvernement, puisque tout versement relèverait des fonds publics.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


