Éthiopie : Abiy Ahmed annonce 12 chasseurs russes Su-35 livrés et quatre batteries S-400 à venir

Story Africa·31 octobre 2026·2 min de lecture
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Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé le 28 octobre 2026, sur son compte X, que l'Éthiopie avait reçu douze avions de chasse russes Su-35 et qu'elle allait acquérir quatre batteries de défense antiaérienne S-400, rapporte Al Jazeera. L'annonce a été faite depuis Moscou, où le dirigeant se trouvait pour le sommet Russie-Afrique.

Selon Al Jazeera, les appareils sont arrivés un an avant la date prévue par l'accord conclu avec Moscou. Abiy Ahmed a remercié le président russe Vladimir Poutine d'avoir accéléré la livraison et a estimé que ce matériel renforcerait la capacité du pays à « dissuader préventivement une agression » (propos traduits de l'anglais). Aucune date n'a été communiquée pour les S-400, conçus pour abattre avions et missiles.

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Un partenariat scellé en juillet 2021

Les deux gouvernements avaient signé à Addis-Abeba, en juillet 2021, un accord de coopération militaire portant sur la formation et la technologie des forces armées éthiopiennes. En janvier, le média spécialisé Janes avait rapporté que l'Éthiopie avait présenté des avions d'entraînement russes Yak-130 lors du 90e anniversaire de son armée de l'air.

Ce rapprochement s'inscrit dans une tendance continentale : d'après l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), la Russie a fourni 15 % des importations africaines d'armes majeures entre 2021 et 2025, ce qui en fait le troisième fournisseur du continent.

Une armée engagée sur deux fronts

Ces acquisitions interviennent alors que l'armée éthiopienne combat sur deux fronts. Au Tigré, les forces gouvernementales et leurs alliés sont entrées le 4 octobre dans la capitale régionale Mekele, après le retrait des combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), ancien pouvoir régional. Addis-Abeba y a nommé une administration intérimaire de six mois, mais les combats se poursuivent : le TPLF a revendiqué des attaques dans le nord-ouest du Tigré le 28 octobre, selon Al Jazeera.

La guerre a de fait annulé l'accord de Pretoria, signé en Afrique du Sud en novembre 2022, qui avait mis fin à deux années de combats. Des chercheurs de l'université de Gand, en Belgique, estiment que ce conflit a coûté la vie à environ 500 000 civils. Dans la région Amhara, l'armée affronte par ailleurs le groupe armé Fano depuis 2023.

Ce que dit cette commande

Pour l'Éthiopie, l'enjeu est présenté comme la défense de son espace aérien. Reste la question que les citoyens éthiopiens sont en droit de poser : à quel coût, et au bénéfice de quelle paix, dans un pays où la guerre a déjà vidé des régions entières et où l'administration du Tigré n'est qu'intérimaire. Les chasseurs se livrent plus vite que les accords politiques ne se reconstruisent.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.