« Le plus grand dépôt de biens volés » : Lord Boateng veut le tabot éthiopien rendu dès 2027

Story Africa·19 octobre 2026·2 min de lecture
Partager WhatsApp FacebookXTelegram
« Le plus grand dépôt de biens volés » : Lord Boateng veut le tabot éthiopien rendu dès 2027
Photo : User:KarlHeinrich · Public domain, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Lord Paul Yaw Boateng, pair travailliste de la Chambre des lords britannique, d'origine ghanéenne et ancien avocat des droits civiques, a qualifié le British Museum de « plus grand dépôt de biens volés connu de l'homme » lors d'une rencontre organisée le 15 octobre 2026 à Chatham House, à Londres. Ses propos ont été rapportés le 17 octobre par Graphic Online et GhanaWeb.

Le débat, intitulé « Règlement de comptes ou rhétorique : est-ce le moment de la justice réparatrice à l'échelle mondiale ? », était organisé par le groupe de travail diversité et inclusion de Chatham House pour le Mois de l'histoire des Noirs.

Le plus lu du moment« L'Afrique n'avait pas d'écriture » : faux, voici huit écritures africaines qui le prouvent →

Un calendrier, pas une pétition de principe

Lord Boateng n'a pas seulement dénoncé : il a fixé des échéances. « Je veux que le tabot éthiopien soit rendu l'année prochaine », a-t-il déclaré selon GhanaWeb. Il réclame le retour des bronzes du Bénin « dans les deux prochaines années ». Sur l'or asante, sa formule est plus tranchante encore : « Je veux que l'or ashanti ne soit pas reprêté. » Le musée, a-t-il relevé, « a l'or à prêter au roi des Ashanti, ce qu'ils ont volé en premier lieu ».

La distinction est capitale, et elle structure aujourd'hui tout le dossier des restitutions. Un prêt laisse la propriété à l'institution qui détient l'objet : il permet de montrer les pièces en Afrique sans rien céder sur le fond. Pour le pair britannique, ce montage ne répare rien.

« Ils ont parlé, mais ils n'ont pas livré »

Sur le bilan du musée, le jugement est sans détour : « Ils ont parlé, mais ils n'ont pas livré », a-t-il dit selon GhanaWeb, estimant que l'institution a reconnu les injustices historiques sans en tirer les conséquences. Il a appelé les administrateurs du British Museum et ses soutiens à devenir « partie intégrante de la justice réparatrice », comme l'ont fait selon lui l'Église d'Angleterre et d'autres institutions dans le monde.

Lord Boateng a aussi rappelé que l'or asante avait été pillé, en marquant une différence avec les marbres dits d'Elgin, autre objet de revendication, retirés de Grèce dans d'autres conditions.

Ni Graphic Online ni GhanaWeb ne font état d'une réponse du British Museum ou de ses administrateurs. La force de l'intervention tient à son auteur : elle ne vient pas d'une capitale africaine adressant une demande à Londres, mais de l'intérieur même du Parlement britannique. C'est le signe que le débat sur les trésors africains retenus dans les musées occidentaux ne se joue plus seulement entre États, mais aussi dans les institutions de l'ancienne puissance coloniale.

Cet article t'a plu ? Fais-le tourner.

Partager WhatsApp FacebookXTelegram

Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone

Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.