Nigeria : 30 millions de dollars de la BOI et de l'AFD pour la musique, le cinéma et la mode

La Bank of Industry (BOI), la banque publique nigériane de développement, et l'Agence française de développement (AFD) ont signé à Abuja une ligne de crédit de 30 millions de dollars destinée aux industries créatives et culturelles du Nigeria. L'accord a été paraphé par le directeur général de la BOI, Olasupo Olusi, et le directeur général du groupe AFD, Christophe Lecourtier, selon un communiqué repris le 28 octobre 2026 par le quotidien nigérian Daily Trust.
Le périmètre annoncé est large : musique, cinéma, mode, design et jeu vidéo. C'est précisément le secteur que le Nigeria exporte le mieux, et celui où les banques commerciales prêtent le moins. Olasupo Olusi a présenté l'accès à un financement abordable comme la principale contrainte des créateurs du pays, et décrit les industries créatives comme le gisement d'emplois le plus large pour la jeunesse nigériane, selon le Daily Trust.
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La BOI indique que la ligne de crédit ciblera en priorité les entreprises dirigées par des femmes et par des jeunes, ainsi que les segments habituellement exclus du crédit bancaire. Son directeur général promet un coût de financement « abordable » et inscrit l'opération dans l'agenda économique du président Bola Tinubu et son objectif d'une économie à mille milliards de dollars.
Du côté français, Christophe Lecourtier a rappelé que la BOI est le premier partenaire bancaire de l'AFD au Nigeria et son plus gros partenaire pour les prêts non souverains. La première coopération entre les deux institutions était une ligne de crédit de plus de 100 millions d'euros consacrée au climat, dans le cadre du programme Transforming Financial Systems for Climate. Il a estimé que le Nigeria est probablement le pays leader du continent pour les industries culturelles et créatives, et relevé que de plus en plus de Français écoutent la musique et regardent les films nigérians.
Un crédit, pas un cadeau
Reste à mesurer ce que 30 millions de dollars changent réellement sur le terrain. Il s'agit d'une ligne de crédit, donc d'argent à rembourser, et non d'une subvention : le test sera de savoir si un producteur de Lagos ou une créatrice de mode de Kano, sans garanties à présenter, y accède effectivement, ou si les fonds s'arrêtent aux entreprises déjà solides.
L'enjeu dépasse le Nigeria. L'afrobeats et Nollywood se vendent partout dans le monde, mais la chaîne de valeur — studios, droits, distribution, plateformes — reste largement financée hors du continent. Chaque fois qu'une banque africaine met son bilan derrière un cinéaste ou un label, c'est une part de cette chaîne qui reste en Afrique. Les deux institutions discutent déjà d'une prochaine ligne de crédit, selon le Daily Trust.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


