ONU : Macky Sall retire sa candidature au secrétariat général, l'Afrique perd son prétendant le plus en vue

Story Africa·18 octobre 2026·2 min de lecture
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L'ancien président sénégalais Macky Sall a retiré le 17 octobre 2026, depuis Marrakech, sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies, au lendemain d'un vote indicatif du Conseil de sécurité organisé le 16 octobre. Il justifie sa décision par la volonté de « contribuer ainsi à l'émergence d'une candidature consensuelle », selon le texte publié sur le site de sa campagne.

Le scrutin du 16 octobre s'est tenu à huis clos. Les quinze membres du Conseil attribuaient à chaque candidat la mention « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Pour la première fois, les votes des cinq membres permanents apparaissaient distinctement — un changement de méthode qui a rendu les blocages visibles.

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Aucun favori, sept candidats freinés

Les sept candidats ont tous reçu au moins un « décourage » d'un membre permanent, ce qui équivaut en pratique à un veto, sans en avoir encore la portée formelle. La Costaricienne Rebeca Grynspan, 70 ans, ancienne dirigeante de la CNUCED, arrive en tête avec 9 « encourage » et 5 « décourage », dont 2 de membres permanents. L'Argentin Rafael Grossi, directeur général de l'AIEA, suit avec 8 « encourage » et 6 « décourage », dont 2 de permanents. Le média sénégalais Pulse.sn rapporte 5 avis favorables et 10 défavorables pour Macky Sall, un chiffre que les autres sources ne confirment pas. Lors du premier vote test, le 30 juillet 2026, Rebeca Grynspan était déjà première et Macky Sall cinquième.

Dans son texte, Macky Sall estime que les votes tests orientent vers une candidature latino-américaine ou caribéenne, éventuellement féminine. Il dit avoir tranché après des échanges avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l'Union africaine, et avec le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, président en exercice de la CEDEAO — soit ses deux parrains institutionnels.

Ce que le continent perd, et ce qui reste ouvert

La candidature portait une demande ancienne : que l'Afrique pèse sur la direction de l'organisation qui traite l'essentiel de ses crises. Macky Sall plaidait, selon Afrik-Inform, pour que le continent continue de compter dans la gouvernance mondiale et pour une transformation des méthodes de travail de l'ONU. L'Ougandais Olara Otunnu reste en lice, aux côtés des Équatoriennes María Fernanda Espinosa et Ivonne A-Baki et de la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett, selon Yeclo.

La procédure n'est pas close. Le Conseil de sécurité doit recommander un nom que l'Assemblée générale nomme ensuite ; le vote du 16 octobre n'a produit aucune recommandation, et de nouvelles candidatures peuvent encore être déclarées. Aucune date de prochain scrutin n'a été annoncée. Pour les capitales africaines, le retrait déplace la question : il ne s'agit plus de gagner cette course, mais de savoir combien de temps le continent acceptera d'être consulté sans être entendu.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.