Réfugiés aux États-Unis : 16 287 Sud-Africains sur 16 292 admis en 2026, et 300 000 dollars pour en recruter d'autres

Sur 16 292 réfugiés admis aux États-Unis au cours de l'exercice budgétaire clos le 30 septembre 2026, 16 287 étaient sud-africains. Les cinq autres étaient afghans. Ces chiffres figurent dans un document du département d'État américain intitulé « Refugee Arrivals by State and Nationality as of September 30, 2026 », exploité par le site Axios le 16 octobre 2026.
Un programme humanitaire ramené à une seule nationalité
Le plus lu du momentCEDEAO-AES : premier face-à-face ministériel à Dakar, des groupes de travail pour un accord-cadre →Le contraste avec les années précédentes est brutal. Les États-Unis avaient accueilli 100 060 réfugiés en 2024, et 22 410 lors du premier mandat de Donald Trump, en 2018, toujours selon les données citées par Axios. Le plafond annuel, d'abord fixé à 7 500 pour 2026, a été relevé en cours d'exercice à 17 500. Pour l'exercice 2027, il reste à 17 500, et les admissions doivent être attribuées en priorité à des Afrikaners sud-africains.
La voie d'accès ouverte par l'administration américaine ne concerne pas l'ensemble des Sud-Africains en difficulté, mais la minorité blanche afrikaner, que Donald Trump dit persécutée. Pretoria conteste cette lecture. Le président Cyril Ramaphosa et une délégation de Sud-Africains blancs ont publiquement rejeté la thèse d'un « génocide blanc », qualifiée de sans fondement. Interrogée par Axios, la porte-parole de la Maison-Blanche Anna Kelly a défendu le bilan du président, affirmant qu'il a « a humanitarian heart ».
300 000 dollars de campagne de recrutement
L'administration américaine envisage par ailleurs de consacrer plus de 300 000 dollars à une opération destinée à promouvoir l'émigration vers les États-Unis auprès des Sud-Africains blancs, selon des informations du quotidien britannique The Guardian reprises le 19 octobre 2026 par Middle East Eye. Le dispositif prévoirait des groupes de discussion puis des enquêtes d'opinion dans plusieurs villes sud-africaines. The Guardian évoque environ 13 000 Afrikaners arrivés aux États-Unis en dix-huit mois, et des centaines d'autres candidatures rejetées.
Pendant ce temps, les réfugiés d'autres origines restent à la porte. Au moins 12 000 personnes dont la réinstallation avait déjà été approuvée sont bloquées depuis la suspension du programme en janvier 2025, auxquelles s'ajoutent près de 90 000 dossiers validés, rapporte Middle East Eye. Sharif Aly, président de l'International Refugee Assistance Project, y voit une politisation d'un programme humanitaire et un abandon des obligations américaines envers les personnes déplacées.
Ce que cela dit aux Africains
Pour les candidats africains à la protection internationale — Soudanais, Congolais, Érythréens, Somaliens — le message est limpide : la porte américaine n'est pas fermée, elle est orientée. Un programme créé pour protéger les persécutés a été recentré sur une seule population, selon un critère que ni les Nations unies ni le gouvernement sud-africain ne reconnaissent comme une situation de persécution. Le plafond annoncé pour 2027 indique que cette orientation n'est pas un accident de parcours.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


