Réparations : Mahama et la CARICOM jugent les excuses britanniques incomplètes sans argent

Story Africa·2 novembre 2026·2 min de lecture
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L'ouverture britannique à des excuses pour la traite transatlantique, formulée le 30 octobre 2026 par le Premier ministre Andy Burnham mais vidée de toute réparation financière, n'a pas convaincu les capitales africaines et caribéennes. Pendant le sommet du Commonwealth réuni à Antigua-et-Barbuda à partir du 1er novembre 2026, leurs dirigeants ont redit, selon Al Jazeera, que des excuses sans réparation ne régleraient rien.

La ligne caribéenne n'a pas bougé

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Philip J. Pierre, Premier ministre de Sainte-Lucie et président en exercice de la CARICOM, a résumé l'argument de fond : « la justice réparatrice n'a jamais été une affaire de culpabilité individuelle ». Autrement dit, la demande ne vise pas la conscience des contribuables britanniques d'aujourd'hui mais la responsabilité d'un État et les effets, toujours mesurables, de deux siècles d'exploitation. Des excuses seules resteraient, selon lui, incomplètes.

La Barbadienne Mia Mottley, qui porte ce combat depuis des années, a présenté en juin 2026 lors d'une conférence au Ghana un manifeste en dix-neuf points réclamant des excuses pleines et formelles ainsi qu'une compensation monétaire. La CARICOM, elle, défend depuis 2013 un plan en dix points : excuses, soutien à la santé et à l'éducation, réparation des dommages économiques et sociaux hérités de l'esclavage.

Accra ajoute l'afrophobie à l'addition

Côté africain, le président ghanéen John Dramani Mahama a reçu l'annonce avec prudence. Il demande des excuses formelles, des investissements ciblés et un engagement à démanteler le racisme systémique et l'afrophobie — déplaçant le débat du passé vers ce que vivent aujourd'hui les Africains et les afro-descendants. Le Ghana avait déjà porté le sujet à l'ONU : en mars 2026, 123 pays y ont adopté une résolution qualifiant la traite des Africains de crime contre l'humanité le plus grave. Tous les pays européens se sont abstenus ; les États-Unis, Israël et l'Argentine ont voté contre.

Un front européen qui se fissure lentement

Les précédents existent, mais ils restent timides. Les Pays-Bas ont présenté des excuses en 2022. La France a reconnu l'esclavage comme crime contre l'humanité en 2001, et Emmanuel Macron a déclaré en mai 2026 que Paris devrait étudier la question des réparations, sans proposition précise à ce jour. L'Église d'Angleterre a mis sur la table un fonds de 100 millions de livres. Au Royaume-Uni, la cheffe du Parti conservateur Kemi Badenoch a qualifié la démarche de nombrilisme, tandis que Bell Ribeiro-Addy, qui préside le groupe parlementaire sur les réparations africaines, juge les mesures annoncées insuffisantes.

Pour mémoire, les archives nationales britanniques recensent 3,1 millions d'Africains transportés par la Grande-Bretagne vers ses colonies, dont 2,7 millions sont arrivés vivants. Tant que ces chiffres resteront sans traduction financière, le dossier reviendra sommet après sommet.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.