Soudan : 72 orpailleurs tués par une frappe aérienne à Jabal al-Uqaydat, l'aviation égyptienne mise en cause

Story Africa·18 octobre 2026·2 min de lecture
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Environ 72 personnes ont été tuées par une frappe aérienne sur le site d'orpaillage de Jabal al-Uqaydat, dans les montagnes de la frontière entre le Soudan et l'Égypte, rapporte Africanews le 18 octobre 2026. Des organisations de défense des droits humains attribuent l'attaque à l'aviation égyptienne. D'après le même média, qui ne donne pas de date précise, la frappe a eu lieu un samedi matin, la semaine précédant cette publication.

Le chiffre de 72 morts est une estimation. Un rescapé, Omar Mohie El Deen Abdullah, affirme que près de 300 personnes, ou davantage, travaillaient sur le site ; il dit y avoir perdu son frère et deux cousins. Un autre mineur blessé, Ali Mohamed Hamza, décrit à Africanews un avion qui a survolé la zone à plusieurs reprises avant de frapper. Le nombre de blessés n'est pas établi.

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Une zone revendiquée par deux États

Jabal al-Uqaydat est une vaste zone d'extraction artisanale située sur un territoire que le Soudan et l'Égypte revendiquent tous les deux, et qui sert aussi de corridor de contrebande. L'armée égyptienne n'a pas répondu directement aux accusations : elle a indiqué mener une campagne contre l'extraction illégale d'or près de la frontière et affirmé avoir fait larguer des tracts d'avertissement avant son opération.

Ce n'est pas le premier épisode sur ce site : en juin 2026, des frappes attribuées à l'Égypte y avaient tué 23 travailleurs, selon Africanews. Le Caire n'avait pas revendiqué ces frappes.

Khartoum ouvre une enquête, Le Caire parle d'intégrité territoriale

Le chef de l'armée et dirigeant de fait du Soudan, Abdel Fattah al-Burhan, a qualifié l'événement d'« incident douloureux dans une zone frontalière » et ordonné, via le Conseil de souveraineté de transition, une enquête confiée à un comité de procureurs, de magistrats et de responsables de la sécurité. Le conseiller soudanais aux affaires étrangères Amjad Farid a dénoncé un « crime injustifié et inacceptable ». Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, s'est entretenu avec son homologue soudanais et a insisté sur le respect mutuel de l'intégrité territoriale.

L'or, dernier recours d'une économie détruite par la guerre

Derrière le bilan humain se lit l'effondrement économique du Soudan. La guerre a ruiné les moyens de subsistance et poussé des milliers de personnes vers les sites aurifères, l'une des rares ressources encore productives du pays — et une source de revenus pour les deux camps. Omar Abdullah, père d'une victime, explique à Africanews que les récoltes ont largement échoué et qu'un sac de farine coûte désormais 700 000 livres soudanaises.

L'enquête annoncée par Khartoum n'a pas de calendrier public. Elle devra établir ce qui a frappé un site où des civils creusaient la terre pour survivre.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.