Tanzanie : un an après l'élection, 518 morts reconnus et le verdict de Tundu Lissu le 6 novembre

Un an après l'élection présidentielle tanzanienne du 29 octobre 2025, les victimes de la répression attendent toujours la justice, rapportait Africanews le 29 octobre 2026. Une commission présidentielle désignée par le gouvernement a établi le bilan à 518 morts. Les organisations de défense des droits humains et l'opposition, elles, parlent de plusieurs milliers de tués.
Ce jour-là, la présidente Samia Suluhu Hassan avait été réélue avec 98 % des voix, après l'exclusion de la majeure partie de l'opposition du scrutin. Les manifestations qui ont suivi ont été réprimées par les forces de sécurité.
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Twaha Bomeza, 61 ans, a été blessé le jour du vote par des éclats reçus dans l'œil. « J'ai essayé de me sauver, mais on m'a tiré dessus », a-t-il raconté à l'AFP, précisant avoir perdu quatre dents de devant dans sa chute (propos traduits de l'anglais).
L'écart entre les 518 morts reconnus et les milliers avancés par les associations reste entier : selon Africanews, ni le détail du décompte officiel ni la composition de la commission n'ont été rendus publics.
Des poursuites pour terrorisme et trahison
Le Legal and Human Rights Centre, organisation tanzanienne, assure la défense d'environ 56 personnes poursuivies pour terrorisme, selon Africanews. Amnesty International reproche aux autorités d'utiliser la législation antiterroriste pour faire taire les critiques et installer la peur.
Tundu Lissu, principal dirigeant de l'opposition, est jugé pour trahison et le verdict est attendu le 6 novembre 2026. Il a entamé une grève de la faim. Un autre responsable de l'opposition, John Pambalu, a été inculpé de trahison ces derniers jours. Le dissident Twaha Mwaipaya, enlevé au Kenya, est toujours porté disparu. Toutes ces personnes bénéficient de la présomption d'innocence.
« Une dictature », selon Chadema
Chadema, le principal parti d'opposition, affirme dans un communiqué que « la Tanzanie est devenue une dictature », un État qui ne garantit ni l'État de droit ni les droits humains (propos traduits de l'anglais). Le parti a décrété sept jours de deuil.
Le militant Tito Magoti accuse l'État de chercher à « nier et effacer l'histoire de leur complicité » dans le massacre. Pour Anna Bwana, de Twaweza East Africa, « l'État est très nerveux » et prêt à employer la main lourde. L'ambassadeur des États-Unis a écrit sur X que ces crimes ne seraient pas passés sous silence.
Ce qui vient ensuite
Le 6 novembre 2026 sera un test : la justice dira si le principal opposant du pays est condamné pour trahison ou relaxé. Défendre les droits des Africains, c'est aussi demander des comptes aux pouvoirs africains.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


