Université de Gambie : 20 bus pour plus de 12 000 étudiants, et une fac qui réclame des comptes

Des centaines d'étudiants de l'université de Gambie (UTG) ont manifesté sur le campus et porté leurs doléances jusqu'au bureau du vice-chancelier, avant que les cours ne reprennent sur la promesse d'améliorations faite par le gouvernement, rapporte Al Jazeera dans un reportage de Kaddy Jawo publié le 29 octobre 2026. Les étudiants réclament la démission du vice-chancelier Herbert Robinson et du directeur des affaires étudiantes. Selon leur syndicat, les griefs concernent plus de 12 000 étudiants.
Le bras de fer sur la direction de l'établissement n'est pas tranché, note Al Jazeera. Le ministre de l'Enseignement supérieur, le professeur Pierre Gomez, s'est rendu sur le campus.
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Muhammed Lamin Jallow, étudiant à l'école des arts et des sciences, parcourt environ 40 kilomètres entre son domicile et le campus de Faraba Banta dans un bus de l'université. Il décrit à Al Jazeera une compétition quotidienne pour savoir qui monte, qui s'assoit et qui, finalement, ira en cours. « On se croirait dans la loi du plus fort », résume-t-il.
Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, des Sciences et de la Technologie répond que la compagnie nationale de transport a déployé 20 bus. Il affirme aussi avoir installé des jarres et des fontaines à eau, consulté la compagnie nationale d'électricité et engagé l'extension d'internet aux nouvelles écoles d'agriculture et de droit, sous une semaine. Le communiqué ne confirme pas que ces travaux sont terminés, précise Al Jazeera.
Des amphis surchargés et une faculté de médecine à l'étroit
Abubacarr Manneh, président de l'association des étudiants en médecine de l'UTG, décrit des salles surchargées, une ventilation insuffisante, des prises défectueuses et un manque de projecteurs et de tableaux numériques à l'école de médecine et des sciences de la santé, à Banjul. Les séances pratiques, rappelle-t-il, sont décisives pour la qualité des soins.
Ismaila Fadera, président du syndicat étudiant, dit avoir soulevé la question des cantines auprès du vice-chancelier le 20 octobre 2026. Il rapporte cette réponse : « J'ai à cœur l'intérêt des étudiants », mais les procédures administratives doivent être respectées. Le ministère assure que les cantines sont prêtes, sans donner le prix des repas. En journalisme, Sukai Fatajo réclame des studios de radio et de télévision.
« Personne ne devrait risquer sa vie pour aller à l'école »
Kumba Leigh, étudiante en journalisme, a été attaquée au couteau en avril, dans sa ville de Bakau, alors qu'elle marchait vers un arrêt de bus. Son bras droit a été déboîté. « Personne ne devrait risquer sa vie simplement pour se rendre à l'école », dit-elle à Al Jazeera.
Ce qui se joue à Faraba Banta dépasse un campus : c'est la qualité de l'enseignement supérieur que la Gambie offre à sa jeunesse. Ces étudiants ne demandent pas la charité, ils demandent des comptes — et ils les demandent à leurs propres responsables.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


