BRICS : le Ghana postule comme pays partenaire, avec 23 candidatures déjà déposées

Le Ghana a décidé de déposer une candidature formelle auprès des BRICS, non comme membre de plein droit mais comme « pays partenaire ». L'annonce a été faite le 6 octobre 2026 à Accra par le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa, qui a indiqué que le Conseil des ministres du président John Dramani Mahama avait tranché en ce sens, lors d'un point de presse tenu avec le ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar.
Mahama : « élargir les partenariats de développement »
Le plus lu du momentCEDEAO-AES : premier face-à-face ministériel à Dakar, des groupes de travail pour un accord-cadre →Le 16 octobre 2026, à Jubilee House, en remettant leurs lettres de créance aux ambassadeurs désignés en Angola, au Qatar, en Israël et à la mission permanente auprès des Nations unies, le président Mahama a présenté cette candidature comme une « stratégie délibérée » visant à élargir les partenariats de développement du pays et à approfondir la coopération Sud-Sud, rapporte Graphic Online. Objectif affiché : ouvrir des débouchés commerciaux, attirer des investissements, industrialiser et transformer sur place, sans rompre avec les partenaires traditionnels.
Le raisonnement économique est explicite. Selon Graphic Online, les BRICS doivent offrir au Ghana davantage de marchés pour du cacao, de l'or et du pétrole transformés plutôt qu'exportés bruts — le cœur de l'agenda dit de la « nouvelle économie » du gouvernement, structuré autour de sept piliers dont l'emploi, l'investissement, l'industrialisation et la souveraineté sur les ressources.
Pays partenaire d'abord, membre plein ensuite
Interrogé le 10 octobre 2026 sur la chaîne TV3, Ablakwa a confirmé que le Ghana ne demandait pas l'adhésion pleine et entière mais le statut de partenaire, selon MyJoyOnline. Dix pays ont obtenu ce statut en 2025 : le Bélarus, la Bolivie, le Kazakhstan, Cuba, la Malaisie, le Nigeria, la Thaïlande, l'Ouganda, l'Ouzbékistan et le Vietnam. Les BRICS comptent par ailleurs onze membres de plein droit, dont quatre pays africains ou arabo-africains : l'Afrique du Sud, l'Égypte, l'Éthiopie et les Émirats arabes unis, aux côtés du Brésil, de la Chine, de l'Inde, de l'Indonésie, de l'Iran, de la Russie et de l'Arabie saoudite.
La file d'attente est longue : une quarantaine d'États se sont déclarés intéressés et 23 ont déposé une candidature formelle, indique Graphic Online. L'Inde a été sollicitée pour appuyer le dossier ghanéen ; Jaishankar a répondu à Accra que son pays comprenait cet intérêt, tout en rappelant qu'une adhésion relève d'un « examen collectif » des membres.
Le non-alignement revendiqué, les illusions écartées
Ablakwa a inscrit la démarche dans la tradition de non-alignement du Ghana, citant l'ère Nkrumah, où Accra avait négocié le barrage d'Akosombo avec les États-Unis et un accord sur l'énergie atomique avec l'Union soviétique. Il affirme que les États membres de l'Union européenne ont été consultés avant l'annonce et résume la position en une phrase : « Nous ne tournons pas le dos à nos partenaires traditionnels », mais il faut « de nouveaux amis ». Le gouvernement ajoute que les engagements du Ghana envers le FMI, la Banque mondiale et les institutions financières africaines sont maintenus.
Un avertissement, enfin, mérite d'être retenu par les lecteurs tentés de voir dans les BRICS un guichet de substitution : selon Graphic Online, l'obtention du statut de partenaire n'ouvre droit ni automatiquement à des prêts, ni à l'adhésion à la Nouvelle banque de développement. Pour mesurer ce que le Ghana gagne réellement, il faudra regarder les contrats de transformation du cacao et de l'or, pas les communiqués. Ablakwa a cité un précédent chiffré : d'après la GNA, les échanges entre le Ghana et l'Inde ont plus que doublé, passant d'environ 3 milliards de dollars en 2024 à près de 7 milliards.
Aucun calendrier de décision n'a été communiqué par les BRICS.
À lire aussi
ActualitéTrump parle d'un « pays totalement différent » : Hargeisa y voit un pas vers la reconnaissance
ActualitéEnfants soldats : Washington inscrit le Nigeria sur sa liste 2026, avec cinq autres pays africains
Histoire« L'Afrique n'avait pas d'écriture » : faux, voici huit écritures africaines qui le prouvent
Reçois l'actu africaine en direct sur ton téléphone
Gratuit, sans inscription : rejoins la chaîne Story Africa.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


