Casablanca : le premier Prix littéraire Le Matin distingue aussi une œuvre en langue amazighe

Story Africa·31 octobre 2026·2 min de lecture
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Casablanca : le premier Prix littéraire Le Matin distingue aussi une œuvre en langue amazighe
Photo : elchicogris · CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons · photo d'illustration, couleurs modifiées

Le premier Prix littéraire Le Matin a été remis le 30 octobre 2026 à Casablanca, lors de la soirée qui ouvrait la deuxième édition du Festival de la Rentrée littéraire Le Matin. Le prix distingue la création dans trois langues : le français, l'arabe et l'amazighe, cette dernière catégorie étant portée avec l'Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), selon Le Matin et Femmes du Maroc.

C'est le point le plus notable de cette création : une langue africaine entre d'emblée dans l'architecture d'un prix littéraire national, au même rang que l'arabe et le français, et non comme une catégorie annexe. Ni Le Matin ni Femmes du Maroc n'indiquent les noms des lauréats, la composition du jury ou le montant des récompenses.

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Deux jours au Palais Mechouar

Le festival se tient les 31 octobre et 1er novembre 2026 au Palais Mechouar, à Casablanca. Il est organisé par le Groupe Le Matin à travers son Book Club, et la totalité du programme — rencontres, débats, ateliers, dédicaces — est gratuite.

Les tables rondes, en français et en arabe, s'arrêtent sur l'histoire des librairies des Habous à Casablanca, le roman face aux mutations du monde, les liens entre littérature et cinéma, la poésie, et le triangle histoire, mémoire et invention romanesque. Une séance est consacrée à l'accès au livre et au rôle des librairies, des clubs de lecture et des initiatives numériques dans la diffusion de la littérature marocaine.

Apprendre les métiers du livre

Le programme fait aussi une place à la fabrication : ateliers d'écriture en français, en arabe et en anglais, bande dessinée, manga, lecture théâtralisée, initiation à la philosophie et à l'esprit critique. Des séances expliquent le parcours d'un manuscrit jusqu'à la publication, les contrats d'édition et les droits d'auteur — des sujets rarement exposés publiquement aux jeunes auteurs du continent, alors que la méconnaissance des contrats reste l'une des causes de la précarité des écrivains africains.

Un village du livre accueille une librairie, des stands partenaires et un espace enfants. Les deux journées sont ponctuées de dédicaces, d'une performance autour du melhoun, ce chant poétique populaire marocain, et de séances de contes. Le programme complet est publié sur le site du festival.

Reste à voir si cette première édition du prix s'installe dans la durée, et si la catégorie amazighe attirera suffisamment de manuscrits pour faire école ailleurs sur le continent, où des centaines de langues africaines n'ont encore aucune distinction littéraire à leur nom.

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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.