Tshwane : 408 malades, surtout des enfants, après trois semaines d'eau non chlorée près de Pretoria

Quatre cent huit personnes, en majorité des enfants de moins de quatre ans, ont été prises en charge pour des troubles digestifs entre le 7 et le 18 octobre 2026 dans la région 7 de la métropole de Tshwane, au nord-est de l'Afrique du Sud, rapporte le média sud-africain GroundUp. Aucun décès n'a été signalé. Les cas se concentrent à Bronkhorstspruit, Zithobeni, Dark City, Rethabiseng et Sokhulumi, avec un pic de 72 nouveaux malades le 13 octobre.
Trois semaines sans chlore, et sans alerte
Le plus lu du momentSomalie : 84 frappes américaines en neuf mois, et des familles du Bas-Juba sans réponse →Selon GroundUp, l'eau distribuée n'a pas été chlorée du 24 septembre au 14 octobre 2026, après une rupture d'approvisionnement en chlore. La maire Nasiphi Moya a expliqué que le fournisseur avait quadruplé ses prix et que les négociations avaient échoué, et que les responsables techniques n'avaient pas informé la direction de la municipalité. Des sanctions disciplinaires sont annoncées.
Pendant ces trois semaines, les habitants n'ont pas été prévenus que l'eau du robinet ne devait pas être bue. Un prélèvement du ministère de l'Eau et de l'Assainissement réalisé le 14 octobre a confirmé une contamination bactérienne grave, avec des niveaux « extremely high » d'E. coli et de coliformes totaux. Les analyses de selles ont mis en évidence norovirus, Campylobacter et Shigella.
La réparation d'urgence
La station a été fermée le 14 octobre, le chlore rétabli le lendemain, et l'usine a repris le 16 octobre ; 36 camions-citernes ont été déployés. L'eau du robinet ne doit servir qu'aux toilettes jusqu'au retour à la normale. Rand Water supervise les réparations, la Water Research Commission mène des analyses indépendantes, et l'Institut national des maladies transmissibles doit décider, avec le ministère, si une épidémie est officiellement déclarée.
Des eaux usées en amont
La cause de fond se situe plus haut dans le bassin : des eaux usées non traitées, venues notamment de stations d'épuration défaillantes de la municipalité voisine de Victor Khanye et de stations de pompage de Tshwane. Le score Green Drop 2025 de Tshwane, l'indicateur national de performance de l'assainissement, est tombé à 33,8 %, précise GroundUp.
L'expert en gestion de l'eau Anthony Turton résume la limite du système : « None were designed to convert raw sewage into potable water » — aucune de ces installations n'a été conçue pour transformer des eaux usées brutes en eau potable. À Zithobeni, la résidente Nicky Sibanda dit vouloir savoir quand le problème prendra fin.
L'épisode ne dit rien d'un manque de moyens techniques : l'Afrique du Sud compte parmi les économies les plus industrialisées du continent. Il dit tout d'une chaîne de responsabilités rompue — un contrat non renouvelé, une information non remontée, une population non avertie. Le droit à l'eau potable, inscrit dans la Constitution sud-africaine, s'est joué ici sur une commande de chlore.
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Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous.


